On se retrouve enfin !

Gymnastique Holistique Ehrenfried | Paul Siemen

9 juin 2021. C’était moins une : quelques semaines avant la pause estivale, nous pouvons nous retrouver physiquement pour nos séances hebdomadaires en salle. Les quelques petits aménagements nécessaires ne perturberont pas notre pratique. La jauge de la salle réduite de 50% correspond à nos habitudes de travail en groupe de moins de 10 personnes.

Et si vous ne connaissez pas nos pratiques, il reste une ou deux place pour venir découvrir la Gymnastique Holistique Ehrenfried ou le QiGong… Contactez-moi !

Rappel des horaires au 25 rue d’Alsace à Carcassonne :
Lundi 9h30/10h30 : QiGong.
Lundi 18h15/19h15 : Gymnastique Holistique Ehrenfried.
Mardi 9h45/10h45 : Gymnastique Holistique Ehrenfried.
Mardi 11h00/12h00 : QiGong.
Jeudi 9h30/10h30 : QiGong.
Jeudi 10h45/11h45 : Gymnastique Holistique Ehrenfried.

séances du 1er au 9 juin 2021 en plein air

Rappel des horaires et lieux de rendez-vous pour la pratique du QiGong (si le temps est favorable) :

Lundi 7 juin, exceptionnellement, pas de séance sur l’île à 9h30
Lundi 7 juin de 11h à 12h : parc de Cazilhac, près de la fontaine
Mardis 1 et 8 juin de 11h à 12h : à Carcassonne, sur l’île
Mardis 1 et 8 juin de 18h30 à 19h30 : près de la salle de danse
Mercredi 2 juin de 9h à 10h : près de la salle de danse
Jeudi 3 juin de 9h30 à 10h30 : à Carcassonne, sur l’île

Nous attendons la confirmation des mairies pour la réouverture des salles communales à partir du 9 juin…

vers une reprise des activités…

Si la reprise prévue se réalise, dès mercredi 19 mai 2021, la pratique du QiGong sera possible en extérieur pour nos adhérents, dans la limite de 10 personnes (9 pratiquants et 1 animateur) …et bien-sûr, en fonction de la météo 😉

Horaires et lieux de rendez-vous du 19 mai au 9 juin

Lundi de 9h30 à 10h30 : à Carcassonne, sur l’île
Lundi de 11h à 12h : parc de Cazilhac, à coté de l’école
Mardi de 11h à 12h : à Carcassonne, sur l’île.
Mardi de 18h30 à 19h30 : stade de Palaja, près de la salle de danse
Mercredi de 9h00 à 10h00 : stade de Palaja, près de la salle de danse
Jeudi de 9h30 à 10h30 : à Carcassonne, sur l’île

Bientôt la reprise des ateliers collectifs ! Rendez-vous en extérieur dès le 19 mai…

À partir du mercredi 9 juin

Reprise des séances en salles, et donc de la Gymnastique Holistique, dans la limite de 10 pratiquants (et un animateur), au 25 rue d’Alsace. Nous attendons l’avis des mairies pour l’utilisation des salles communales.

https://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/tableau_mesures_sanitaires_sport.pdf


C’EST PAR LE NON-AGIR QUE L’ON GAGNE L’EMPIRE

Tao-Te-King chapitre 48

Le non-agir n’est ni passivité, ni fatalisme, il n’y a là ni nonchalance, ni démission.

« C’est l’homme tombé du pont de l’inexistence dans le fleuve de l’existence. Il sait qu’il s’épuisera et se noiera s’il cherche à nager à contre-courant pour rejoindre ce pont qu’il croit ferme et solide. Il choisit donc d’accepter et d’assumer le courant du fleuve. Et il découvre qu’ainsi, il ne se fatigue pas et, qu’en manoeuvrant habilement, en jouant avec les courants et leurs forces, il peut, en fait, aller où il veut, pourvu que ce soit vers l’aval. Il cherche donc à aborder sur quelque rive accueillante aperçue devant. Il aborde, s’installe et regarde déjà le fleuve avec nostalgie.

Déjà, il pressent que la « vraie vie » n’est pas sur la berge, quelque fleurie et jolie soit-elle, mais dans le fleuve même. Et un jour, las d’être au sec dans son esprit comme dans son coeur, il abandonne son asile et replonge dans l’onde. Et là, il revit. Il vit enfin. Il a fini par comprendre que le monde sec (le pont, la berge) n’est pas le monde, n’est pas le réel, que ce monde-là n’est qu’un monde idéal inventé, illusoire, fantasmagorique. Lorsqu’il a compris cela, lorsqu’il a replongé, lorsqu’il nage doucement, tranquillement, se laissant porter par le flux, il devient eau dans l’eau, il devient vie dans la vie, il devient Tao dans le Tao. »

Marc Halévy, Citations taoïstes expliquées ed. Eyrolles

La Gymnastique Holistique, un travail sans douleur sur l’être…

Un bon article sur ma méthode Ehrenfried paru dans La Vie du 13 octobre 2016 !

…Une étude menée sur 600 personnes pratiquant l’approche Ehrenfried a montré des bénéfices notables tant physiques que psychiques, surtout au-delà de trois ans de pratique, car on se reconstruit dans la durée. Plus d’un tiers des pratiquants a ainsi pu réduire la consommation de médicaments (essentiellement les anti-inflammatoires et antalgiques, mais aussi somnifères et tranquillisants). Et la moitié des douleurs chroniques ou fibromyalgiques ont été amé- liorées par une pratique régulière.
Au-delà d’une action tangible sur la douleur, la méthode Ehrenfried apporte aussi la sensation d’être plus maître de sa vie. Quatre personnes sur cinq constatent une meilleure présence à elles-mêmes. En effet, l’approche repose avant tout sur un travail sur l’être, non sur les muscles….

À télécharger ici :
https://drive.google.com/file/d/1fTXwXETnXuqBhYOHCJGhVlXBcMlZPYqb/view?usp=sharing

RELAXATION ET DÉTENTE ACTIVE

Avec la respiration et le travail sur le centre, la détente active ou relaxation active est une composante essentielle de la pratique de la Gymnastique Holistique Ehrenfried. La détente active s’obtient dans notre pratique par une mobilisation douce (c’est une action volontaire) des groupes musculaires. Chacun peut alors expérimenter les effets de cette décontraction musculaire sur la prise de conscience corporelle, sur le monde émotionnel (le psychisme), mais aussi sur la vie spirituelle. Cette tripartition un peu didactique ne doit pas nous faire oublier l’unicité (dans le sens d’indivisibilité) de l’être humain.

Pour aller plus loin, je vous propose quelques lignes (un peu techniques et plutôt orientées vers la psychologie) tirées de l’ouvrage de Philippe Brenot intitulé « la Relaxation » (Que sais-je ? N°929)

——————————————————————————————————————————————

Les modifications physiologiques induites par les états de relaxation nous amène cette réflexion apparemment simple, mais qui n’est jamais faite : toutes ces modifications vont dans le même sens, celui de la résolution musculaire, de l’hypométabolisme, de la réduction des rythmes cardiaques et respiratoires, de l’augmentation de la circulation périphérique, de la vasodilatation des extrémités, de la vasoconstriction du visage (Schultz), de la réduction du cortisol et, naturellement, de l’adrénaline. Cet état est tout simplement l’exacte antithèse des états de stress et d’anxiété qui accélèrent le métabolisme, sécrètent du cortisol et de l’adrénaline, accélèrent les rythmes cardiaques et respiratoires, vasoconstrictent les extrémités (sensations de froid et de picotement) et provoquent une vasodilatation intense du visage. Ces deux mécanismes, du stress et de la relaxation, sont parfaitement opposés dans leurs processus, notamment par la dilatation et la constriction des territoires vasculaires, car ils sont génétiquement programmés pour chacun d’entre nous. En cela, l’état de relaxation est avant tout un état anti-émotion, ç’en est sa meilleure définition.

En psychologie, les modifications subjectives de la relaxation sont constantes mais présentent des particularités que l’on pourrait dire « culturelles », selon la méthode et selon la représentation que l’on se fait de cet état que Wallace, parlant de la méditation, a proposé d’appeler « quatrième état de conscience », rappelant « l’état témoin » du Védanta, et le distinguant en cela de l’éveil, du rêve et du sommeil. Nous développerons ainsi quatre points fondamentaux en ce qui concerne les modifications psychologiques :

La régression somatique

est manifeste : il s’agit d’un état de passivité qui cultive l’involonté par des techniques pour la plupart apparentées à l’hypnose. Le cadre de cette régression doit être approprié, notamment par un affaiblissement des stimuli extérieurs favorisant ce « retrait du monde ». La monotonie des stimulations, des inductions, de la voix du thérapeute, utilise alors le mécanisme de la focalisation de l’attention sur un canal sensoriel unique (Broadbent), ce qui favorise la « concentration intériorisante » (Schultz) et n’est fondamentalement pas différent du mécanisme de l’hypnose, propriété commune à l’ensemble des vertébrés, et génétiquement déterminée. Le calme, le silence et la parole suggestive vont ainsi permettre la régression nécessaire à l’approfondissement de l’état de relaxation et à l’amortissement de la résonance des affects. De nombreux auteurs ont critiqué et souvent rejeté la dimension suggestive des relaxations. (…) La régression somatique peut enfin recouvrir les si fréquentes phases de sommeil qui jalonnent les états de relaxation, brefs assoupissements, microsommeil ou longs endormissements, interprétés comme une résistance à la relaxation par certains thérapeutes — c’est sûrement une réalité pour certains patients — mais qui peuvent, à mon sens, être considérés comme un élément positif dans la mesure où ils sont en général bien vécus et appréciés comme équilibrants et réparateurs.

La régression temporelle

est commune à tous les états de relaxation, mais plutôt développée dans les relaxations psychothérapiques, car le thérapeute y est particulièrement attentif. L’attention portée sur le corps et les inductions — parole, toucher — active la thérapie en favorisant la régression et la mobilisation des affects. Ce « retour en arrière » est une propriété de l’appareil psychique décrite par Freud pour signifier le retour du sujet à des étapes archaïques de son développement, propriété qui est aujourd’hui moins utilisée par la psychanalyse mais qui conserve beaucoup d’intérêt pour les psychosomaticiens (P. Marty). Dans le champ de la relaxation, ce concept de régression temporelle permet d’interpréter les cénesthésies, les sensations corporelles qui surviennent dans la séance, comme le retour de sensations refoulées, liées à des expériences infantiles et chargées d’affect, plaisir ou déplaisir. Un exemple peut en être celui de cette jeune fille très anxieuse qui ressentait une vive douleur le long de l’avant-bras lors de chaque séance. Le corps parlait en quelque sorte. Il fallut de nombreuses séances pour que lui vienne une évidence : « C’était le bras avec lequel je me protégeais de mon père lorsqu’il me frappait.» Ce retour des sensations vient comme une parole que le thérapeute se doit d’entendre et de laisser s’exprimer. La compréhension et l’interprétation de cette dimension refoulée constitue en effet l’intérêt majeur de la relaxation. Si l’on considère l’ensemble des relaxations, certaines méthodes y sont très attentives dans un cadre psychothérapique (Ajuriaguerra, Sapir, Ranty), pour d’autres ce n’est pas l’objet direct de la technique (Schultz, Jacobson, Alexander, Jarreau), d’autres disent se situer sur un plan non psychologique (sophrologie), d’autres encore méconnaissent cette dimension (méditation transcendantale) car se situant à un niveau dit « spirituel ».

La régression topique

est un autre concept freudien qui nous permet de nous repérer dans la structure de l’appareil psychique. Lorsque le corps s’abandonne en relaxation, ce n’est bien évidemment pas unique- ment le corps qui se « relâche », mais les structures mentales qui le constituent. Le « retrait » du monde extérieur favorise l’attention sur soi et modifie le rapport des instances psychiques entre elles. Lors de l’état de relaxation, comme dans le rêve, le fonctionnement de l’appareil psychique s’inverse en quelque sorte. La perception qui, à l’état de veille, commande le mouvement se trouve mobilisée par les pensées qui s’offrent maintenant à l’introspection. Le fonctionnement interne s’assouplit entre conscient, préconscient et inconscient, favorisant le retour des sensations, des affects, des souvenirs. L’état oniroïde de la relaxation, et parfois un véritable sommeil accompagné de rêves, remplit la même fonction. Ce caractère régressif du corps en relaxation facilite ainsi le retour du refoulé et la verbalisation. En cela, la relaxation est toujours un activateur de la psychothérapie.

L’actualisation de soi

est une notion moins conceptualisée, mais qui recouvre des perceptions, sensations, convictions, vécues par tous les sujets en relaxation, quelle qu’en soit la technique. J’emprunte cette expression à Maslow (1968) qui l’utilisait pour signifier l’épanouissement harmonieux dans la méditation transcendantale. Il me semble pouvoir recouvrir ce que d’autres auteurs ont nommé « présentification » (Minkowski), « intensification de la présence au monde » (Sapir, 1993) ou « présence à soi-même » (Kepès). La proposition philosophique hic et nunc de «vivre l’instant » se trouve littéralement réalisée en relaxation, d’autant plus si le sujet est en rupture avec l’anticipation anxieuse ou la réminiscence névrotique. La relaxation permet ainsi de vivre le corps «ici et maintenant », de le rendre présent au monde, de se rendre présent au temps. Cette actualisation de soi à travers l’expérience corporelle est une singulière subjectivité qui constitue peut-être la part la plus étrange, mais certainement très active des relaxations, puisque la psychologie ne sait comment l’exprimer, l’analyser, lexpliquer. On peut, je crois, rapprocher ce vécu de l’hyperconscience que rapportent les pratiquants des stades supérieurs des relaxations, des siddhis de la méditation transcendantale, qui disent « être toutes choses », ou encore de l’état « témoin », quatrième état de conscience yogique du Védanta.

Nous sommes maintenant aux confins de la psychologie et des états mystiques qui me semblent indissociables et ne dépendent essentiellement que du cadre dans lequel cette relaxation, ou méditation, se réalise. La psychologie n’a pas d’outil d’analyse de cette dimension, mais les termes choisis par les mystiques me semblent intéressants pour mettre un nom sur une part de l’expérience de relaxation. Je ne citerai que le processus d’unification qui se retrouve dans de nombreux courants religieux comme menant à la paix intérieure (bouddhisme, anciens chrétiens…) et qui se rapproche de sentiments ou sensations exprimés par les sujets en relaxation. La parenté est à mon sens très grande entre tous les états de relaxation, hypnotiques ou non, psychanalytiques ou non, traditionnels ou non, mystiques ou non, car ils sont l’expression de l’humain et de sa capacité à se ressourcer au plus profond de lui-même.

Gymnastique holistique : expérimentation et théorie

Si l’élève nous la demande, nous lui donnerons l’explication physiologique. Elle ne peut plus détruire son expérience sensorielle ni influencer sa perception, puisqu’elle vient après cette expérience qui ne peut pas être « oubliée » n’ayant pas été « apprise » à la façon scolaire. Mais jamais nous ne consentirons à donner l’explication physiologique avant l’expérience : car nous risquerions de suggestionner l’élève – et le résultat serait alors une connaissance non vécue, purement théorique et oubliée rapidement ainsi que beaucoup d’autres choses apprises…
Le corps semble avoir une bien meilleure mémoire que « nous-mêmes » ; cette expérience aussi agréable, cette sensation de soulagement et de « pacification intérieure », il va l’enregistrer avec soin, et c’est lui qui cherchera à la reproduire aussi fréquemment que possible, dans les journées qui suivront, pour ainsi dire à l’insu de l’élève, en tout cas sans qu’il ait à y penser.

Lily Ehrenfried « De l’éducation du corps à l’équilibre de l’esprit », page 25.

Mouvement et repos. Ciel et Terre.

ciel terre

Bien évidement, ce texte de 379 de l’ère chrétienne, par un père de l’Église, n’est pas d’origine chinoise. On peut voir ainsi que la dialectique Yin/Yang n’est pas propre à l’empire du milieu. Seuls, à ma connaissance, les chinois (sans doute par pragmatisme) ont poussé la compréhension du monde manifesté jusque dans ces moindre détails grâce à l’application de la dynamique Yin/Yang.

C’est grâce au repos et au mouvement, en effet, que se produisent la naissance de ce qui n’est pas comme la permanence de ce qui est ; car autour de cette partie de la nature que sa densité rend immobile, comme autour d’un axe fixe, les pôles sont entraînés, tels une roue, dans un mouvement de rotation très rapide et l’un par l’autre, ces deux éléments sont maintenus dans une union indissoluble. Ce qui se trouve emporté par la circonférence, par la rapidité du mouvement, enserre de toutes parts la terre compacte ; de l’autre côté, la substance solide et cohérente, à cause de son immuable fixité, donne au tournoiement des choses autour d’elle une intensité sans cesse accrue.

Une même tension poussée à l’extrême a été déposée en ces deux substances séparées par leurs activités propres, à savoir la nature immuable et la périphérie sans fixité : en effet, ni la terre ne change de place ni le ciel n’abandonne jamais ou ne relâche la rapidité de son mouvement.

Voici donc les premiers éléments que la sagesse du Créateur a établis comme principes de tout le mécanisme du monde, et le grand Moïse, en disant qu’à l’origine Dieu fit le ciel et la terre, veut montrer, je pense, que le mouvement et le repos sont à l’origine de tout cet univers visible que la volonté de Dieu a amené à l’existence.

Grégoire de Nysse – La création de l’homme – Chapitre premier – Éd. du Cerf

Qi et Souffles

Qi et souffles ne sont pas un concept ou une spéculation. Vivre, c’est se mouvoir ou mouvoir. La vie est mouvement, la vie est énergie, la vie est inspir et expir. Est-ce le Qi, par ses variations qui est à l’origine du Yin et du Yang, ou est-ce le mouvement incessant et les mutations du Yin et du Yang qui créent le Qi ?

« L’idée du Qi est fondamentale dans la pensée médicale chinoise, mais aucun mot ou périphrase français n’est capable de rendre convenablement sa signification. Nous pouvons dire que tout se qui se trouve dans l’univers, organique et inorganique, est défini par son Qi. »

Ted Kaptchuk, Comprendre la Médecine Chinoise, p.26

Contrairement à ce qu’on peut lire parfois, Qi n’est pas un concept ou une spéculation, mais une déduction empirique, une expérimentation. Qi n’a pas d’équivalent précis en occident. Ainsi, du fait de la polysémie de la langue chinoise de nombreuses traductions sont envisageables simultanément : « les souffles », « la force vitale », « la manière d’être »…Dans la pensée antique, le grec ἐνέργεια [énergeia], « force en action » est ce qui s’en rapproche peut-être le plus. Ceci dit, on retrouve la même difficulté à traduire les termes de Πνεύμα (pneuma), ou le «rûah» hébreux et qui, à l’origine, désignaient l’air, l’atmosphère, le souffle.

le mouvement est la vie

Le Qi (à prononcer T’Si), ou Ki en japonais, s’accumule et c’est la vie. Il se disperse, c’est la mort. S’il est dense, c’est la matière. Diffus, il est immatériel. On dit que c’est la substance fondamentale de tous les êtres vivants. Toutes les activités, toutes les transformations, toutes les modalités du vivant sont liées au Qi.

« Je pense inutile d’inventer d’autres mots que respiration ou souffle. L’esprit occidental, avec sa tendance intellectuelle et analytique, est incapable, de toute façon, d’admettre dans son vocabulaire, un mot aussi flexible que le ki : infiniment grand, infiniment petit, extrêmement vague, extrêmement précis, très commun, terre à terre, technique, ésotérique. »

Itsuo Tsuda : Le non-faire, école de la respiration. Le courrier du livre, 1992, p.14

La régulation des mouvements du Qi est sans doute l’objectif fondamental de la Médecine Chinoise. Et pour en savoir plus, il y a de bonnes pages sur le net, ici ou par exemple !