Jeudi 12h30 : nouvel atelier de QiGong

Atelier de Qigong du jeudi 12h30

Dès maintenant, nous vous proposons un nouveau créneau horaire pour la pratique du QiGong. Rendez-vous le jeudi à 12h30 au 25 rue d’Alsace pour de nouvelles explorations !

Le QiGong est un travail corporel interne issu des techniques chinoises de prévention des maladies. Il préserve la santé en nourrissant la vie (YangSheng), C’est une gymnastique douce liée au travail sur les méridiens qui se répartissent dans tout le corps et dans lesquels circulent le Qi, c’est à dire les souffles vitaux. Les mouvements lents et doux mobilisent les articulations, stimulent les muscles profonds, renforcent l’équilibre. Les émotions sont apaisées, l’agitation mentale fait place à une détente profonde et à la paix du cœur. La pratique du QiGong est accessible à tous et à toutes, sans but de performance ou de compétition. Juste le plaisir intérieur de sentir son corps libre…

Ateliers animés par Agnès Siemen, diplômée de l’institut Xin’an et de la FEQGAE Union Pro Qi Gong.

Tarif, horaire et inscription ici !

La Gymnastique Holistique, un travail sans douleur sur l’être…

Un bon article sur ma méthode Ehrenfried paru dans La Vie du 13 octobre 2016 !

…Une étude menée sur 600 personnes pratiquant l’approche Ehrenfried a montré des bénéfices notables tant physiques que psychiques, surtout au-delà de trois ans de pratique, car on se reconstruit dans la durée. Plus d’un tiers des pratiquants a ainsi pu réduire la consommation de médicaments (essentiellement les anti-inflammatoires et antalgiques, mais aussi somnifères et tranquillisants). Et la moitié des douleurs chroniques ou fibromyalgiques ont été amé- liorées par une pratique régulière.
Au-delà d’une action tangible sur la douleur, la méthode Ehrenfried apporte aussi la sensation d’être plus maître de sa vie. Quatre personnes sur cinq constatent une meilleure présence à elles-mêmes. En effet, l’approche repose avant tout sur un travail sur l’être, non sur les muscles….

À télécharger ici :
https://drive.google.com/file/d/1fTXwXETnXuqBhYOHCJGhVlXBcMlZPYqb/view?usp=sharing

RELAXATION ET DÉTENTE ACTIVE

Avec la respiration et le travail sur le centre, la détente active ou relaxation active est une composante essentielle de la pratique de la Gymnastique Holistique Ehrenfried. La détente active s’obtient dans notre pratique par une mobilisation douce (c’est une action volontaire) des groupes musculaires. Chacun peut alors expérimenter les effets de cette décontraction musculaire sur la prise de conscience corporelle, sur le monde émotionnel (le psychisme), mais aussi sur la vie spirituelle. Cette tripartition un peu didactique ne doit pas nous faire oublier l’unicité (dans le sens d’indivisibilité) de l’être humain.

Pour aller plus loin, je vous propose quelques lignes (un peu techniques et plutôt orientées vers la psychologie) tirées de l’ouvrage de Philippe Brenot intitulé « la Relaxation » (Que sais-je ? N°929)

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Les modifications physiologiques induites par les états de relaxation nous amène cette réflexion apparemment simple, mais qui n’est jamais faite : toutes ces modifications vont dans le même sens, celui de la résolution musculaire, de l’hypométabolisme, de la réduction des rythmes cardiaques et respiratoires, de l’augmentation de la circulation périphérique, de la vasodilatation des extrémités, de la vasoconstriction du visage (Schultz), de la réduction du cortisol et, naturellement, de l’adrénaline. Cet état est tout simplement l’exacte antithèse des états de stress et d’anxiété qui accélèrent le métabolisme, sécrètent du cortisol et de l’adrénaline, accélèrent les rythmes cardiaques et respiratoires, vasoconstrictent les extrémités (sensations de froid et de picotement) et provoquent une vasodilatation intense du visage. Ces deux mécanismes, du stress et de la relaxation, sont parfaitement opposés dans leurs processus, notamment par la dilatation et la constriction des territoires vasculaires, car ils sont génétiquement programmés pour chacun d’entre nous. En cela, l’état de relaxation est avant tout un état anti-émotion, ç’en est sa meilleure définition.

En psychologie, les modifications subjectives de la relaxation sont constantes mais présentent des particularités que l’on pourrait dire « culturelles », selon la méthode et selon la représentation que l’on se fait de cet état que Wallace, parlant de la méditation, a proposé d’appeler « quatrième état de conscience », rappelant « l’état témoin » du Védanta, et le distinguant en cela de l’éveil, du rêve et du sommeil. Nous développerons ainsi quatre points fondamentaux en ce qui concerne les modifications psychologiques :

La régression somatique

est manifeste : il s’agit d’un état de passivité qui cultive l’involonté par des techniques pour la plupart apparentées à l’hypnose. Le cadre de cette régression doit être approprié, notamment par un affaiblissement des stimuli extérieurs favorisant ce « retrait du monde ». La monotonie des stimulations, des inductions, de la voix du thérapeute, utilise alors le mécanisme de la focalisation de l’attention sur un canal sensoriel unique (Broadbent), ce qui favorise la « concentration intériorisante » (Schultz) et n’est fondamentalement pas différent du mécanisme de l’hypnose, propriété commune à l’ensemble des vertébrés, et génétiquement déterminée. Le calme, le silence et la parole suggestive vont ainsi permettre la régression nécessaire à l’approfondissement de l’état de relaxation et à l’amortissement de la résonance des affects. De nombreux auteurs ont critiqué et souvent rejeté la dimension suggestive des relaxations. (…) La régression somatique peut enfin recouvrir les si fréquentes phases de sommeil qui jalonnent les états de relaxation, brefs assoupissements, microsommeil ou longs endormissements, interprétés comme une résistance à la relaxation par certains thérapeutes — c’est sûrement une réalité pour certains patients — mais qui peuvent, à mon sens, être considérés comme un élément positif dans la mesure où ils sont en général bien vécus et appréciés comme équilibrants et réparateurs.

La régression temporelle

est commune à tous les états de relaxation, mais plutôt développée dans les relaxations psychothérapiques, car le thérapeute y est particulièrement attentif. L’attention portée sur le corps et les inductions — parole, toucher — active la thérapie en favorisant la régression et la mobilisation des affects. Ce « retour en arrière » est une propriété de l’appareil psychique décrite par Freud pour signifier le retour du sujet à des étapes archaïques de son développement, propriété qui est aujourd’hui moins utilisée par la psychanalyse mais qui conserve beaucoup d’intérêt pour les psychosomaticiens (P. Marty). Dans le champ de la relaxation, ce concept de régression temporelle permet d’interpréter les cénesthésies, les sensations corporelles qui surviennent dans la séance, comme le retour de sensations refoulées, liées à des expériences infantiles et chargées d’affect, plaisir ou déplaisir. Un exemple peut en être celui de cette jeune fille très anxieuse qui ressentait une vive douleur le long de l’avant-bras lors de chaque séance. Le corps parlait en quelque sorte. Il fallut de nombreuses séances pour que lui vienne une évidence : « C’était le bras avec lequel je me protégeais de mon père lorsqu’il me frappait.» Ce retour des sensations vient comme une parole que le thérapeute se doit d’entendre et de laisser s’exprimer. La compréhension et l’interprétation de cette dimension refoulée constitue en effet l’intérêt majeur de la relaxation. Si l’on considère l’ensemble des relaxations, certaines méthodes y sont très attentives dans un cadre psychothérapique (Ajuriaguerra, Sapir, Ranty), pour d’autres ce n’est pas l’objet direct de la technique (Schultz, Jacobson, Alexander, Jarreau), d’autres disent se situer sur un plan non psychologique (sophrologie), d’autres encore méconnaissent cette dimension (méditation transcendantale) car se situant à un niveau dit « spirituel ».

La régression topique

est un autre concept freudien qui nous permet de nous repérer dans la structure de l’appareil psychique. Lorsque le corps s’abandonne en relaxation, ce n’est bien évidemment pas unique- ment le corps qui se « relâche », mais les structures mentales qui le constituent. Le « retrait » du monde extérieur favorise l’attention sur soi et modifie le rapport des instances psychiques entre elles. Lors de l’état de relaxation, comme dans le rêve, le fonctionnement de l’appareil psychique s’inverse en quelque sorte. La perception qui, à l’état de veille, commande le mouvement se trouve mobilisée par les pensées qui s’offrent maintenant à l’introspection. Le fonctionnement interne s’assouplit entre conscient, préconscient et inconscient, favorisant le retour des sensations, des affects, des souvenirs. L’état oniroïde de la relaxation, et parfois un véritable sommeil accompagné de rêves, remplit la même fonction. Ce caractère régressif du corps en relaxation facilite ainsi le retour du refoulé et la verbalisation. En cela, la relaxation est toujours un activateur de la psychothérapie.

L’actualisation de soi

est une notion moins conceptualisée, mais qui recouvre des perceptions, sensations, convictions, vécues par tous les sujets en relaxation, quelle qu’en soit la technique. J’emprunte cette expression à Maslow (1968) qui l’utilisait pour signifier l’épanouissement harmonieux dans la méditation transcendantale. Il me semble pouvoir recouvrir ce que d’autres auteurs ont nommé « présentification » (Minkowski), « intensification de la présence au monde » (Sapir, 1993) ou « présence à soi-même » (Kepès). La proposition philosophique hic et nunc de «vivre l’instant » se trouve littéralement réalisée en relaxation, d’autant plus si le sujet est en rupture avec l’anticipation anxieuse ou la réminiscence névrotique. La relaxation permet ainsi de vivre le corps «ici et maintenant », de le rendre présent au monde, de se rendre présent au temps. Cette actualisation de soi à travers l’expérience corporelle est une singulière subjectivité qui constitue peut-être la part la plus étrange, mais certainement très active des relaxations, puisque la psychologie ne sait comment l’exprimer, l’analyser, lexpliquer. On peut, je crois, rapprocher ce vécu de l’hyperconscience que rapportent les pratiquants des stades supérieurs des relaxations, des siddhis de la méditation transcendantale, qui disent « être toutes choses », ou encore de l’état « témoin », quatrième état de conscience yogique du Védanta.

Nous sommes maintenant aux confins de la psychologie et des états mystiques qui me semblent indissociables et ne dépendent essentiellement que du cadre dans lequel cette relaxation, ou méditation, se réalise. La psychologie n’a pas d’outil d’analyse de cette dimension, mais les termes choisis par les mystiques me semblent intéressants pour mettre un nom sur une part de l’expérience de relaxation. Je ne citerai que le processus d’unification qui se retrouve dans de nombreux courants religieux comme menant à la paix intérieure (bouddhisme, anciens chrétiens…) et qui se rapproche de sentiments ou sensations exprimés par les sujets en relaxation. La parenté est à mon sens très grande entre tous les états de relaxation, hypnotiques ou non, psychanalytiques ou non, traditionnels ou non, mystiques ou non, car ils sont l’expression de l’humain et de sa capacité à se ressourcer au plus profond de lui-même.

Qi et Souffles

Qi et souffles ne sont pas un concept ou une spéculation. Vivre, c’est se mouvoir ou mouvoir. La vie est mouvement, la vie est énergie, la vie est inspir et expir. Est-ce le Qi, par ses variations qui est à l’origine du Yin et du Yang, ou est-ce le mouvement incessant et les mutations du Yin et du Yang qui créent le Qi ?

« L’idée du Qi est fondamentale dans la pensée médicale chinoise, mais aucun mot ou périphrase français n’est capable de rendre convenablement sa signification. Nous pouvons dire que tout se qui se trouve dans l’univers, organique et inorganique, est défini par son Qi. »

Ted Kaptchuk, Comprendre la Médecine Chinoise, p.26

Contrairement à ce qu’on peut lire parfois, Qi n’est pas un concept ou une spéculation, mais une déduction empirique, une expérimentation. Qi n’a pas d’équivalent précis en occident. Ainsi, du fait de la polysémie de la langue chinoise de nombreuses traductions sont envisageables simultanément : « les souffles », « la force vitale », « la manière d’être »…Dans la pensée antique, le grec ἐνέργεια [énergeia], « force en action » est ce qui s’en rapproche peut-être le plus. Ceci dit, on retrouve la même difficulté à traduire les termes de Πνεύμα (pneuma), ou le «rûah» hébreux et qui, à l’origine, désignaient l’air, l’atmosphère, le souffle.

le mouvement est la vie

Le Qi (à prononcer T’Si), ou Ki en japonais, s’accumule et c’est la vie. Il se disperse, c’est la mort. S’il est dense, c’est la matière. Diffus, il est immatériel. On dit que c’est la substance fondamentale de tous les êtres vivants. Toutes les activités, toutes les transformations, toutes les modalités du vivant sont liées au Qi.

« Je pense inutile d’inventer d’autres mots que respiration ou souffle. L’esprit occidental, avec sa tendance intellectuelle et analytique, est incapable, de toute façon, d’admettre dans son vocabulaire, un mot aussi flexible que le ki : infiniment grand, infiniment petit, extrêmement vague, extrêmement précis, très commun, terre à terre, technique, ésotérique. »

Itsuo Tsuda : Le non-faire, école de la respiration. Le courrier du livre, 1992, p.14

La régulation des mouvements du Qi est sans doute l’objectif fondamental de la Médecine Chinoise. Et pour en savoir plus, il y a de bonnes pages sur le net, ici ou par exemple !

lundi 14 septembre 2020

lundi 14 septembre 2020 : c'est la rentrée !

Nous sommes heureux de vous accueillir à partir de cette date pour tous nos ateliers collectifs ! Explorez les effets thérapeutiques et éducatifs de la Gymnastique Holistique Ehrenfried au 25 rue d’Alsace à Carcassonne par le mouvement et la prise de conscience. Participez à nos séances de QiGong, une gymnastique interne pluri-millénaire originaire de Chine, basée sur la libre circulation du Qi dans les méridiens. Et enfin, profitez de ce nouveau moment de méditation le mercredi de 18h15 à 19h15 afin d’unifier le corps et l’esprit (à Carcassonne à partir du 28 septembre).

C’EST LA RENTRÉE !

Rendez-vous lundi 14 septembre 2020
Carcassonne au 25 rue d’Alsace 9h30 pour la reprise du QiGong
Cazilhac 11h à la salle des fêtes pour la reprise du QiGong
Carcassonne au 25 rue d’Alsace à 18h30 pour la Gymnastique Holistique Ehrenfried.

Vous trouverez sur les pages dédiées les informations, les horaires et tarifs pour la GHE ainsi que pour le QiGongEt si vous le souhaitez, vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire en ligne :

INSCRIPTION GHE l INSCRIPTION QIGONG

Reprise des activité en salle

À Carcassonne, un espace dédié au QiGong et à la Gymnastique Holistique Ehrenfried

C’est la reprise ! À partir du mardi 3 juin, nous aurons le plaisir de pratiquer à nouveau ensemble au 25 rue d’Alsace pour nos ateliers de QiGong ou de Gymnastique Holistique Ehrenfried. Des modalités sanitaires particulières pour la pratique en établissement privé sont exigées. Voici les points principaux applicables pour cette semaine de reprise :

– Application des gestes barrières
– Accès limité à 10 personnes
Respect de la distanciation physique spécifique aux activités (4m2)
– Pas de contact entre les pratiquants.

Le point ici sur la page officielle du ministère des sports.
N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.
À trés bientôt !

11 mai 2020 : reprise des séances individuelles

À partir du 11 mai, je suis heureux de pouvoir vous recevoir à nouveau en séances individuelles sur rendez-vous. Par précaution, celles-ci s’adressent pour l’instant aux personnes ne présentant pas de pathologies dites à risques (diabétiques, présentant une diminution immunitaire, sous immunodépresseurs, en chimiothérapie ou radiothérapie, maladies ou insuffisances cardiaques ou vasculaires…). Comme à mon habitude, les rendez-vous seront largement espacés pour éviter le croisement des personnes.
Je ne fournirai pas de linge ou d’accessoire. Je vous demanderai de vous laver les mains au gel hydro-alcoolique fourni en début de séance comme je le ferai moi-même. Pendant notre rencontre, je porterai un masque. Venez avec une tenue confortable et souple couvrant tout le corps – sauf les mains… et la tête 😉 (Mais si vous en avez un masque, portez-le).

RAPPEL : Le Covid-19 est un virus respiratoire, qui se transmet par les voies aériennes, principalement par les postillons, ainsi que par les mains lorsqu’elles sont portées à la bouche ou au nez. Il ne se transmet pas à travers la peau.

Pour le Shiatsu :
Prévoyez votre serviette éponge et un tissu pour poser votre tête.
Pour la Gymnastique Holistique Ehrenfried :
Prenez votre brique personnelle si c’est possible.
Pas de TuiNa pour le moment 🙁

Vous le savez, les pratiques que je propose contribuent à vous renforcer, tant sur le plan physique que psychique. Je ne peux que vous encourager à continuer à en expérimenter les bienfaits en ces temps insolites !

N’hésitez-pas à me contacter pour toute question concernant un rendez-vous.

ba duan jin

Les Ba Duan Jin ou huit pièces de brocart est un des grands classiques de la pratique du Qi Gong.

Cette série de mouvements a été créée et développée en Chine sous les dynasties des Sui (581-618) et des Tang (818-907). Le Général Yue Fei (1103 – 1142) l’a rendue célèbre en créant une évolution dans l’objectif d’améliorer la condition physique de ses soldats. De nos jours, ce Qi Gong continue à se transformer. Il existe ainsi de nombreuses variantes qui se sont progressivement détachés de leur source martiale. Cet enchaînement est un des plus grands classiques des exercices de santé.

Ba Duan Jin ou huit pièces de brocart 

…signifie les huit pièces de tissu en soie, rehaussée de dessins brodés, portées sous forme de manteau par les dignitaires chinois. Le chiffre 8 fait référence au 8 trigrammes du Yi Jing, représentant les transformations de tout ce qui vit.

Ces 8 exercices énergétiques de santé, simples à mémoriser, visent à fortifier les organes et les fonctions physiologiques. Ils améliorent la forme physique et la souplesse, renforcent l’équilibre physique et mental, activent et rééquilibrent la circulation de l’énergie interne Qi. Plus simplement, ils entretiennent la vie. Chacun des mouvements qui le compose est un précieux joyau : cet enchaînement s’appelle aussi « Les huit trésors de Santé ».

Ba Duan Jin, la forme du général Yue Fei

La forme que nous pratiquons au sein des « Mouvements du Corps » est celle de l’école Xin’An. Elle comprend une ouverture, les huit pièces de brocart proprement dit et une fermeture, soit un total de dix mouvements composant un somptueux brocart de soie. Vous trouverez un descriptif complet sur cette page.

Guérir quand c’est impossible

« Guérir quand c’est impossible n’a rien d’insensé, puisque le possible en médecine est mesuré à l’aune du rationnel, en unités cartésiennes. La médecine possible est juste insuffisante. »

Antoine Sénanque

Ce qui est important, c’est de guérir, quelques soient les chemins de traverse que l’on emprunte. Antoine Sénanque, neurologue, évoque donc des voies alternatives aux autoroutes de la médecine conventionnelle actuelle, souvent protocolaire et industrielle. Il ne s’agit pas d’un ouvrage polémique. Plutôt un plaidoyer pour nous rappeler deux évidences : d’abord que l’être humain est plus qu’un puzzle d’organes ou un assemblage moléculaire et que le médecin n’est pas le seul à avoir son mot à dire dans le mystérieux processus de la guérison…

Savez-vous quelle question vous aurait posée Hippocrate si, vers 430 avant J.-C., dans l’Athènes de Périclès, vous étiez allé le consulter pour une maladie que personne n’arrivait à guérir ?
« Où avez-vous mal ? Quels sont vos symptômes ? »
Non. La première question d’Hippocrate aurait été :
« Qui êtes-vous? »

Antoine Sénanque

Antoine Sénanque, Guérir quand c’est impossible, Marabout 2018.

médecine curative, médecine préventive

Par tradition, la médecine est conçue pour l’homme malade. Elle est tournée vers la réparation de la maladie à n’importe quel prix. Cependant, la médecine ne doit-elle pas sortir de sa « fonction curative », hypertrophiée, coûteuse et insupportable à terme sur le plan économique ? L’aménagement de la « fonction préventive » ferait évoluer la médecine du seul versant maladie/mort vers l’autre versant, celui de la santé et de la vie. Elle serait alors conçue pour les hommes bien portant, et pas seulement pour les hommes malades. (…) Si la médecine curative est plutôt l’affaire d’individus, les malades et les médecins, la médecine préventive est l’affaire de tous. (…) 
Sur un bateau, tous les hommes doivent être bien portants(…).  Le médecin de bord n’est donc pas seulement un hygiéniste, qui s’intéresse à la nutrition, aux conditions de vie sur le bateau, mais aussi un homme de prévision chargé de réunir les conditions nécessaires à la poursuite de l’objectif annoncé. Il se situe sur le versant de la prévention et de la vie, pour préserver l’équipage et pour faire vivre le bâtiment. Il ne passe du côté de la maladie et et de la mort que par accident.
Dans le même esprit, le médecin de l’ancienne Chine était rémunéré par les biens portants qui, sitôt malades, ne le payaient plus : ils devenaient ainsi des biens portants récalcitrants. (…)

LE « BUSINESS », C’EST LA MALADIE

À l’inverse, La formation de nos médecins et l’organisation de notre médecine privilégient la maladie et la mort aux dépens de la santé et de la vie. La santé est réduite par la médecine à l’état de son sous-ensemble, la maladie. (…)Le médecin est formé, conditionné, rémunéré pour cela. L’apprentissage de l’anatomie qui constitue encore une grande partie du savoir médical ce fait par dissection sur le cadavre. (…) L’étymologie même du mot « médecin » rejoint celle de soigner, de remède, d’amélioration. D’où l’idée de médecin « soignant » ou « distributeur de soins » comment on l’appelle aujourd’hui. Dès lors comment envisager une reconversion dans la prévention ? Car le business, c’est la maladie. Et tout ce qui rapporte ou permet d’être honoré dans le groupe social par les signes extérieurs de la réussite touche à la maladie : diagnostiquer, traiter opérer.
 
Docteur François RÉGNIER, LA MÉDECINE POUR OU CONTRE LES HOMMES, Belfond, 1976. p.25 et sq.