hui yin

Hui Yin Réunion du yin – (RM1) – Premier point du méridien extraordinaire Ren Mai (vaisseau conception)

Localisation. Au centre du périnée. Chez l’homme, à mi-chemin entre l’anus et le scrotum. Chez la femme, entre l’anus et la commissure labiale postérieure. Point d’émergence du méridien Ren Mai.

Le nom réunion du yin fait référence à la localisation dans l’aire située entre l’anus et les organes génitaux externes (les deux yin inférieurs), où le yin se concentre.

Il est également juste en dessous et a l’opposé de DM20 Bai Hui (point où tout le yang se rassemble). Il se trouve donc être l’endroit profond, sombre, caché et protégé où le yin se rassemble. Ceci se retrouve dans l’importance de cette zone dans les pratiques de qigong. Dans la pratique du petit circuit de rotation céleste, on concentre le qi dans le dantian inférieur (champ de cinabre). Puis, on le dirige vers Hui Yin, avant de le faire remonter par l’arrière dans le vaisseau Gouverneur vers Bai Hui, puis redescendre par l’avant dans le vaisseau Conception afin qu’il retourne dans le dantian inférieur.

Remarques

Hui Yin est le point où trois Merveilleux Vaisseaux, les Vaisseaux Directeur, Pénétrant et Gouverneur (Ren Mai, Chong Mai et Du Mai) émergent de l’intérieur. C’est pour cela qu’il a une forte capacité à faire circuler le Qi et le Sang. Il est indiqué pour soumettre le Qi rebelle (dans les troubles mentaux, par exemple). Certaines de ses indications (épilepsie, trouble maniaco-dépressif, hémorroïdes, prolapsus de l’anus) traduisent une pathologie du Vaisseau Gouverneur.

À partir de l’appui des pieds (Yong Quan), par la projection de l’axe passant de Hui Yin à Bai Hui, le corps s’organise dans une meilleure verticalité. La contraction de Hui Yin permet de recruter la force dans le Dantian et de stabiliser le bassin. C’est la même intention que la pratique des yogis « Mula Bandha » qui signifie verrouiller la racine. En contractant Hui Yin, on ne verrouille pas seulement la zone pelvienne, on engage également les muscles pelviens vers le nombril.

Sources :
Deadman et Al-Khafaji, Manuel d’acupuncture
Maciocia, les Principes Fondamentaux de la Médecine Chinoise
Lade, Images et fonctions des points d’acupuncture

initiation au shiatsu familial

Atelier découverte initiation au shiatsu familial animé par paul siemen

Samedi 19 janvier 2019 à partir de 9h30, à l’école de danse Bouichet Sawas, je vous propose une initiation au shiatsu familial. Cet atelier d’une journée (de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h) vous permettra de découvrir la pratique et les bienfaits de cet art du toucher d’origine japonaise. Cette première approche vous ouvrira ainsi les portes de techniques simples de détente à reproduire en famille. Vous apprendrez à donner une séance complète du dos et des jambes, tout en réveillant votre propre vitalité. Mais surtout vous découvrirez les bases essentielles pour une pratique familiale en toute sécurité, pour le receveur (gusha), comme pour le donneur (shiatsuki). Ce stage s’adresse à toute personne désireuse de prendre soin d’elle-même et des autres, aucune connaissance n’est pré-requise.

Le stage commencera par une préparation Do In qui préparera les articulations et votre sensibilité. Lors de cet atelier « initiation au shiatsu familial« , nous aborderons quelques notions théoriques fondamentales (le Ki, Yin/Yang). Nous repèrerons les principaux trajets énergétiques du dos et de l’arrière des jambes. Vous apprendrez à vous placer et à appliquer les postures spécifiques du Shiatsu. Vous découvrirez l’importance de la respiration, du rythme, de la qualité de votre présence… et comment utiliser vos mains !

stage « Initiation au shiatsu familial » samedi 19 janvier 2019

Prévoyez une tenue souple, des chaussettes, un grand drap de plage et pourquoi pas une petite couverture si vous êtes frileux. Le shiatsu se pratique à genoux, assis sur les talons (en position japonaise seiza). Si vos genoux sont fragiles ou sensibles, prévoyez des coussins pour les préserver. La personne qui reçoit le Shiatsu est habillée et allongée un tatami.

Tarif : 75 euros la journée (de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h le samedi 19 janvier). Possibilité de participer seulement à la matinée : 40 euros (de 9h30 à 12h30). Réservation préalable obligatoire  (nombre de participants limité).  Pas d’inscription sur place. Inscription directement en ligne ici, par envoi postal ou remise en main propre jusqu’au jeudi 17 janvier. Vous pouvez également me contacter pour toute information complémentaire.

Toute vie est mouvement

Tout ce qui est animé est en mouvement. Rien de ce qui est immobile ne vit. L’eau stagnante meurt, seule vit l’eau courante, l’eau vive.
De même pour notre corps ; pour qu’il vive véritablement il ne doit être ni immobile ni stagnant. Or, nous portons en nous, certaines parties immobiles ou stagnantes. Elles sont, depuis toujours, ou très longtemps inemployées, et s’amoindrissent faute d’être sollicitées et utilisées. Elles affaiblissent notre corps et diminuent non seulement sa vigueur physique mais aussi c’est facultés intellectuelles et mentales ; elles gênent la circulation de l’énergie, font obstacle à une perception d’ensemble, rompent l’harmonie. Aussi le mouvement se révèle-t-il indispensable pour la vie et l’épanouissement de tout notre être.

James KOU. Tai Chi Chuan – Harmonie du corps et de l’esprit. FFTCC 1979, p.13

Le qigong est-il taoïste ou confucéen ?

Voilà une question bien caricaturale qu’on entend trop souvent, tout aussi caricaturale que l’opposition convenue entre un taoïsme érigé en archétype du lâcher-prise et un confucianisme stigmatisé comme modèle de rigidité. Le mode Yin-Yang permet de sortir de ce faux dilemme. Le qigong, comme tout art chinois, n’est ni taoïste ni confucéen exclusivement ; comme tout ce qui est chinois, il relève à la fois de l’un et de l’autre sans antinomie, mais par cycles consécutifs. Tout art chinois, physique, artistique, moral, est avant tout un cheminement.
Le confucianisme jouit en Occident d’une image déplorable, toute faite de rigueur, de soumission à l’autorité, d’obéissance aux règles, de dévalorisation des femmes et de mépris du corps. Cette caricature, qui aurait horrifié Confucius sur lui-même, n’a que peu de rapport avec le message de droiture morale et d’exigence personnelle qui fonde l’enseignement du sage de Qufu (…).
À l’inverse, le taoïsme jouit d’une image lénifiante, qui en fait une sorte de credo cotonneux et confus grâce auquel chacun peut trouver son épanouissement personnel par l’harmonisation des contraires et la fusion avec le grand tout, pourvu qu’il accepte de ne pas trop réfléchir. Lao Zi est certes un très bon guide pour qui cherche à être plus à l’écoute de son corps, puisque les pratiques physiques taoïstes amène chacun à la développer en soi la perception du souffle interne, ce flux invisibles qui échappe à la perception mentale. Mais en même temps, tout pratiquant sincère le sait bien, l’apprentissage de n’importe quel art physique chinois, qigong, taijiquan, etc., n’a rien d’un long fleuve tranquille. Cela ressemble plutôt à une démarche exigeante qui demande résolution, endurance et ténacité, des qualités typiquement confucéennes.(…) Lao Zi apprend à être confucéen d’une manière légère ; Confucius enseigne à être taoïste d’une manière sérieuse.

 

Cyrille J.-D. JAVARY ; YIN YANG ; Albin Michel, 2018, p. 139

L’homme nait souple et mou.

L’homme nait souple et mou et meurt dur et rigide ; les arbres tendres et flexibles en naissant, une fois mort, sont secs et cassants.
C’est pourquoi il est dit : « le dur et le rigide sont les féaux de la mort, le tendre et le flexible les féaux de la vie. »

Rien de plus faible et fluide que l’eau, mais pour entamer ce qui est dur et fort, rien ne la surpasse, rien ne la remplace. Que l’eau vainque le dur comme le faible le fort, dans l’empire nul ne l’ignore mais nul n’en tire la leçon.

Le Lao-Tseu – Traduction Jean Levi – §76 et §78 – Albin Michel 2009 p.92 et sq.

Pour vivre dans un monde d’amour, il faut aimer.

La transformation au niveau psychique entraîne une transformation au niveau physique. Des émotions extrêmes et prolongées ont un effet sur les perceptions sensorielles (Qiao), faisant obstacle au développement d’autres possibilités et déterminant certaines attitudes personnelles.

À terme, une personne qui est constamment en colère cherchera toujours à se mettre dans des situations qui lui permettent d’être en colère : dans ses relations avec les autres, dans les paroles qui lui déplaisent, elle ne retient que ce qui provoque sa colère. Elle développe une attitude de colère envers la vie. Une personne en colère vit dans un monde en colère. De la même façon, une personne dépressive vit dans un monde dépressif. Si l’on désire vivre dans un monde d’amour, il faut avant tout aimer.

Si l’on éprouve de la colère envers quelqu’un, cette colère produit de la frustration, la frustration peut engendrer le ressentiment. Mais en éprouvant ce sentiment on finit par créer un lien avec la personne contre laquelle on est en colère. Souvent, la colère est générée par le fait que la personne ne répond pas aux attentes ou qu’elle ne rend pas autant que ce qu’on lui donne.
Si l’on on se rend compte que ce que l’on fait ne devrait pas provoquer chez nous l’attente de recevoir quelque chose en échange on peut changer la colère en bienveillance. Les émotions peuvent donc être le facteur d’apprentissage d’un comportement différent par rapport à la société.

Simongini & Bultrini ; Le psychisme dans la médecine chinoise ; Quintessence, 2014, p. 56 sq.

Dans la lenteur se juge la maîtrise

Ce n’est pas une caresse. Ne vous y trompez pas.
Il y a dans cette main une grande force…
Une grande force et une extrême lenteur.
Et c’est là, dans cette lenteur que se juge
votre compréhension, votre maitrise.
Plus votre geste est lent et continu, plus l’effet,
mystérieusement est profond.

Frédérick Leboyer ; Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants. Seuil, 1996, p.75.

QUI CONNAIT L’HOMME, CONNAIT LE MONDE

Qui connait l’Homme connaît le Monde et la structure de l’Univers comme son histoire. Nul besoin de constituer, à grand-peine, des sciences spéciales : le Savoir est un. Le géographe n’ignore rien des montagnes dès qu’il a reconnu en elles les os de la terre…

La pensée chinoise, Marcel Granet, Albin Michel 2002, p. 315

Yin Yang

«Yin, c’est ce qui va devenir Yang ; Yang, c’est ce qui va devenir Yin»

Wang Bi (226-249)

Ni attributs ni états, mais propensions et manières d’agir, Yin et Yang seront toujours mieux compris avec des verbes qu’avec des noms ou des adjectifs. Yin, par exemple, n’est ni souple ni souplesse, mais ce qui assouplit, en écho Yang n’est ni ferme ni fermeté, mais ce qui raffermit ; Yin ce qui stabilise et Yang ce qui tend à changer (…) Yin ce qui restaure les forces et Yang ce qui les dépense ; Yin ce qui intériorise et Yang ce qui extériorise, etc. Le Yin n’est pas le froid, mais le refroidissement à l’œuvre à l’automne, comme le Yang n’est pas la chaleur, mais le réchauffement qui se développe au printemps. (…)
La manière dont les attributs caractéristiques de Yin/Yang sont généralement présentés dans les ouvrages occidentaux, les uns à la suite des autres, chacun à l’intérieur de cases fermées et disposées en deux colonnes, est très insidieuse. Cet aspect bien ordonné contribue à ancrer, inconsciemment, l’existence d’une nature Yin et d’une nature Yang, réelles, distinctes et séparées (…) qui transforment ces emblèmes chinois de la fluidité en entités fixes et rigides.
(Cyrille Javary, La Souplesse du Dragon, Albin Michel 2014, p.125.)

Yin Yang - le Tai Ji Tu
Tai Ji Tu

De la signification première des idéogrammes « Yin » et « Yang » dérive une propriété constitutive du système Yin-Yang : sa disposition à se dupliquer à l’infini. Dès que l’on cherche à isoler l’un des deux termes pour en faire une qualité propre, exclusivement Yin ou exclusivement Yang, aussitôt le système binaire se reforme. Prenons l’exemple d’un aimant droit avec ses deux pôles à chaque extrémité, l’un positif, l’autre négatif. Si on le coupe en deux, on n’aura pas d’un côté un pôle positif et de l’autre un pôle négatif, mais deux aimants droits, plus petits, ayant chacun un pôle à chaque extrémité. Autre exemple : le fait de restaurer ses forces et de dépenser ses forces. Il apparaît évident de ranger la dépense des forces sous l’aile de Yang et leur restauration sous celle de Yin. Mais appelle a-t-on opéré cette division que l’on s’aperçoit que la restauration des forces présente aussitôt un double aspect : il y a en effet deux manières de reconstituer ses forces, l’une Yin – dormir –, l’autre Yang – manger.
(Cyrille Javary, Yin Yang, Albin Michel 2018, p.75.)

LA VIE RÉAGIT À LA CONFIANCE

Rien n’intensifie davantage la force vitale d’un individu que la foi dans une promesse de libération. En fait, c’est la vie qui réagit à la confiance, et rien n’est plus précieux à la vie que la liberté. Dans la thérapie shiatsu, avoir confiance dans la vie du patient signifie avoir confiance en la guérison des maladies par la propre force vitale de celui-ci… La vie réagit négativement à la contrainte et positivement à la confiance.

(Ryoku Endo, Tao Shiatsu, Trédaniel 1999, page 95)